| La Commune de Paris
Avec la guerre de 1870, Napoléon III capitule à Sedan. Une grande partie du peuple refuse cette capitulation. En particulier les parisiens déclarent Napoléon III déchu et proclament la république.
L’assemblée nationale et le gouvernement, dirigé par Thiers, s’installent à Versailles. Une grande partie des militaires encerclés dans Paris se constituent en armée de résistance « la Confédération de la garde nationale », approchant 200.000 hommes. Une organisation politique se met en place, et s’installe à la Mairie de Paris. Elle prend le nom de « Commune ». On y trouve tous les grands noms de cette révolution.
En raison d’une organisation militaire défaillante de la Commune, les « troupes versaillaises» envahissent Paris. D’effroyables tueries ont lieu pendant la semaine sanglante. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont tuées dans les deux camps.
Immédiatement après des jugements expéditifs sont prononcés.
Napoléon III avait créé un bagne en Nouvelle Calédonie, en 1863, pour servir de point d’appui au développement économique de l’île, (cette formule n’était pas rare à cette époque). Une grande partie des condamnés de la Commune est déportée en Algérie et en Nouvelle Calédonie, où ils seront 4166. Le premier bateau arrive en 1872.
Les « communards » sont principalement installés à l’île des Pins où ils sont plus de 3000. Les autres sont emprisonnés à Ducos qui, à ce moment là est une île et qui est dénommée « enceinte fortifiée ».
Il ne faut pas confondre les « communards déportés » avec les condamnés aux travaux forcés du bagne. D’ailleurs ils ne sont pas « logés » ensemble. Il ne reste pratiquement pas de vestiges des logements des communards car les constructions étaient en bois et ont disparu.
Ces déportés sont relativement libres de leur activité et écrivent beaucoup, livres, dessins ou journaux. Beaucoup de ces documents sont au service des archives de la Nouvelle Calédonie et sont consultables sur un cd-rom qui y est en vente.
Plusieurs personnalités ont émergé parmi eux : Rochefort, qui grâce à la complicité des francs-maçons réussira à s’évader ; Louise Michel qui s’intéresse aux Canaques et leur apprend à lire ; plusieurs autres, artistes notamment.
On est surpris de constater que les beautés touristiques de l’île des Pins, par exemple, n’ont été soulignées par aucun des déportés.
Plusieurs seront rejoints par leur famille, femme et enfants, ce qui fait que plusieurs milliers de personnes séjourneront en Nouvelle Calédonie pendant pratiquement une dizaine d'années.
Beaucoup de déportés mourront en Nouvelle Calédonie (Cimetière des déportés à l’île des Pins). Une amnistie sera prononcée en 1880 et presque tous rentreront en Métropole.
Il parait qu’une vingtaine seulement s’installera en Nouvelle Calédonie.
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