Le corail et les récifs coralliens
Voir aussi "Classement des récifs au patrimoine mondial"
Le corail est un animal qui appartient à l'embranchement des cnidaires et à la famille des anthozoaires. Il sécrète un squelette calcaire ou corné.
On voit bien l'orifice par lequel
l'animal sort de l'enveloppe calcaire
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Il se présente sous forme de qui comporte une bouche et un ensemble digestif.
Il dispose d'un appareil sexuel. Le corail peut apparaître sous forme d'individus isolés ou de colonies.
une belle coupe!
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Les apparences sont très variables: des plateaux, des branches, des coupes, ou des "patates", etc... et on a dénombré plus de 2500 espèces différentes de coraux.
Le phénomène de création du squelette n'est pas définitivement élucidé. Ce squelette n'est pas toujours uniquement calcaire; il peut être associé à des formations du type kératine; il est soit interne soit externe.
La plupart des coraux sont en symbiose avec des algues microscopiques.
Les coraux vivent généralement dans les eaux chaudes et limpides de la zone intertropicale. La plupart des espèces se développent entre 0 et 40 mètres, mais on connaît quelques variétés qui vivent au delà de 800 mètres.
Ils ont besoin d'un degré de salinité constant (autour de 30/°°) ce qui explique qu'ils ne soient pas présents aux embouchures des fleuves et rivières, qui, au surplus, sont souvent polluées.
une vie en symbiose
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Les récifs coralliens représentent l'écosystème le plus ancien et le plus diversifié de toute la biosphère. Ils étaient déjà présents sur terre à l'ère primaire !
Les récifs coralliens sont des accumulations de coraux vivants et de colonies mortes. Ils se sont souvent créés sur des supports volcaniques affleurants. Ils peuvent prendre la forme de récifs frangeants, de récifs barrières, ou d'atolls. Les variations du niveau de la mer font évoluer leurs formes et leur altitude, de même que les phénomènes tectoniques ou volcaniques affectent leur topographie par des élévations, des basculements ou des cassures.
Lifou, le récif a été surélevé
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Des poissons et des invertébrés de toutes sortes vivent dans les zones coralliennes, dont certains se nourrissent et qui abritent une flore et une faune complexes.
Le réchauffement de l'eau ou les modifications de sa composition affectent le corail, les algues associées et tout le biotope environnant. On assiste alors au blanchiment des coraux et à leur mort. Mais l'homme aussi joue un rôle dans les cas de surpêche ou de prélèvement excessif des platiers.
symbole de vacances et de sérénité
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On trouve des coraux dans toutes les mers chaudes: Mer Rouge, Méditerranée, Caraïbes, Océan Indien etc. Mais les images qui viennent le plus à l'esprit sont celles de l'océan Pacifique:
La Grande Barrière de corail à l'est de l'Australie: 1600 kilomètres de récifs discontinus, corail, surf et sable blanc !!
Les îles et atolls polynésiens avec les cocotiers, les perles et les vahinés!!
La Nouvelle Calédonie s'enorgueillit du plus grand lagon du monde protégé par une barrière de corail dont les beautés sont immenses et qui a donné au monde des coraux fluorescents d'une surprenante beauté.
régénérescence sur un platier mort
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Signalons que les îles Loyauté sont des récifs coralliens surélevés et l'atoll d'Ouvéa a été basculé et fragmenté à la suite de mouvements tectoniques. Les ensembles coralliens du sud, du nord-est et du nord-ouest de la Nouvelle Calédonie sont particulièrement développés et riches.
surprenante beauté
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Le corail rouge que l’on trouve en Méditerranée, ou corail des bijoutiers, est la variété la plus connue.
Depuis les temps les plus reculés, le corail a été utilisé dans la fabrication d'objets ornementaux. Le travail du corail commence par la séparation des polypes de leur revêtement, et par un lavage à l'eau oxygénée. Le corail est ensuite fragmenté et façonné selon la forme désirée. Le polissage est effectué à la poudre d'émeri.
artisanat et bijouterie
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D’autres variétés sont utilisée pour produire des objets décoratifs divers.
Des blocs de platiers sont également employés pour des travaux divers, construction de murs, travaux d’empierrement, par exemple .
Les états insulaires sont toutefois attentifs à l’utilisation du corail car le remplacement des massifs madréporiques est bien plus lent que sa destruction qui affaiblit et déstabilise les côtes.
On estime que les récifs coralliens couvrent plus d'un demi million de km2 dans les zones littorales océaniques.
Les récifs coralliens sont nombreux dans le domaine indo-pacifique. Dans l'océan Indien, on les trouve à Madagascar, en Afrique orientale, en mer Rouge. Dans le Pacifique, ils sont situés au sud du Japon, aux Philippines, en Indonésie, au nord de l'Australie et autour des îles de Polynésie, de Micronésie, etc.
récif frangeant
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On les rencontre encore aux Antilles, en Floride, au nord du Brésil, etc. Les côtes d'Afrique occidentale ne possèdent pas de récif corallien.
On distingue trois principaux types de récifs coralliens : les récifs frangeants, les récifs-barrières et les atolls.
Les récifs frangeants
bordent une terre non corallienne ou un ancien récif émergé. Ils sont parfois séparés de la côte par un chenal profond de quelques dizaines de mètres.
atoll et récif barrière
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Les récifs-barrières
ceinturent des terres dont ils sont séparés par des lagons peu profonds. Ainsi en Nouvelle-Calédonie, un récif-barrière précède la côte de plusieurs kilomètres sur la plus grande partie de l’île principale et déborde largement au nord et au sud. Certains de ces récifs entourent des îles volcaniques, ils ont une forme circulaire. Ces récifs ne sont pas continus, ils sont troués de passes parfois très profondes.
récifs-atolls Huon et Surprise
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Les atolls
sont des formes récifales qui cernent un lagon, ils ont un diamètre moyen de quelques kilomètres. Ils portent des îles sableuses installées du côté au vent, c'est-à-dire du côté atteint par l'alizé.
Certains atolls sont immergés alors que d'autres sont soulevés par des mouvements tectoniques. Une des îles de l'archipel des Tuamotu est ainsi soulevée à 113 m d'altitude. Ouvéa, dans les îles Loyauté de Nouvelle-Calédonie, a été fortement basculée.
Chaque récif comporte toujours deux parties principales : le plateau et la pente externe ; le lagon prend place entre la couronne récifale (vers le large) et la terre ferme. Il présente une pente externe bien marquée, inclinée à environ 30° et parfois verticale constituée de coraux vivants. La pente laisse apparaître des cavernes, des encoches, des encorbellements. Le bord externe dominant la pente présente parfois des crêtes et des sillons. Une crête d'algues existe là où le récif est battu par la houle ; elle émerge à marée basse.
plateau récifal
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Le platier récifal émerge également à marée basse. Composé de corail mort, il est parfois jonché de blocs et troué de dépressions. Sur le platier se trouvent des îles constituées de sables coralliens et coquilliers, les cayes, constructions fragiles qui peuvent être démantelées par l'action des cyclones. La pente interne est douce, la vie des coraux y est possible : c'est là qu'existent les massifs de corail vivant.
Le coraux et les récifs coralliens sont confrontés à plusieurs dangers climatiques tels que réchauffement et modification de la salinité et augmentation des nitrates par exemple. L’érosion produit des dépôts qui détruisent les coraux. De même certains prédateurs, achantasters, se sont développés pour des raisons que l’on ignore.
Les récifs coralliens ont été et sont encore des dangers parfois mortels pour la navigation. La barrière de récifs de Nouvelle Calédonie fait partie des plus grands cimetières marins.
cimetière marin
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Plus près de nous, tous les plaisanciers de la région ont une histoire ou des souvenirs de catastrophes plus ou moins graves sur les récifs et notamment les célèbres "patates" qui parsèment l'intérieur du lagon.
préservons la biodiversité
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Les coraux sont exposés à de nombreuses dégradations dues à l'homme : pollution par les rejets d'eaux usées des agglomérations, pillage des espèces animales des récifs vendues aux touristes voire exportées vers les pays industrialisés à des fins ornementales, construction de ports et de marinas, etc.
Une mortalité massive des coraux, précédée de leur blanchiment, s'observe çà et là depuis la fin des années 1980. On pense qu'elle peut être due à l'importante élévation de la température superficielle de l'océan car les coraux ne tolèrent pas une hausse supérieure de 2°C.
Pour toutes ces raisons la préservation de la bio-diversité marine est une impérieuse obligation pour les pays directement concernés mais également pour les autres. En effet, leur caractéristique est un fragile équilibre qui peut être remis en cause à tout moment si l’on n’y prend pas garde.
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