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Aster du caillou                     

Connaissance de la Nouvelle-Calédonie              



 

GEOGRAPHIE DE LA NOUVELLE CALEDONIE

I. GEOGRAPHIE PHYSIQUE

A. TECTONIQUE DES PLAQUES

Les théories scientifiques généralement admises sont basées sur l'existence, à l'origine de la planète Terre, d'un continent unique : la Pangée. Ce continent unique se serait morcelé en plaques qui dérivent de façon autonome comme des plaques de banquise par exemple.

Dans leur dérive ces plaques se rejoignent, se heurtent, et, dans la zone de friction l'une des plaques s'enfoncera sous l'autre ( ce qui est appelé : subduction). Les plaques sont, géologiquement, légèrement plastiques, ce qui permet des torsions ou des gonflements.

Les frontières de friction sont des zones qui enregistrent des tremblements de terre et des phénomènes volcaniques.

D'après cette théorie, les chaînes de montagnes naissent de la rencontre de ces blocs continentaux; par exemple: l'Himalaya résulterait de la rencontre du bloc indien avec le bloc asiatique.

La Nouvelle Calédonie et l'Australie appartiennent à une même plaque, indo-australienne qui se heurte à la plaque pacifique. C'est pourquoi on constate tant de tremblements de terre et de phénomènes volcaniques au Japon, au Vanuatu, et en Nouvelle Zélande qui sont sur la zone de friction des deux plaques.

Le Vanuatu serait l'émergence de sommets d'une chaîne de montagnes résultant du choc des deux blocs continentaux qui viennent d'être cités.

On suppose que la plaque pacifique, dans la partie nord de notre zone, s'enfonce sous la plaque indo-australienne, alors que dans la partie sud de notre zone, la plaque indo-australienne s'enfonce sous la plaque pacifique .

Au sein de la plaque indo-australienne la Nouvelle Calédonie et la Nouvelle Zélande font partie d'une même structure sous marine (chaîne de montagne) appelée " ride de Norfolk ".

Comme on le verra plus loin, on trouve en Nouvelle Calédonie des roches, qui appartiennent au noyau ancien de l'ère primaire formant en particulier, le socle de la chaîne centrale , alors que les Loyauté ne seraient apparues que plus tard, tertiaire et quaternaire.

Entre ces deux périodes, les bouleversements de l'écorce terrestre, les dépots détritiques et les diverses formes d'érosion ont construit une structure complexe mais particulièrement riche et originale.

De manière simplifiée, on peut dire que la plus grande partie de l'écorce terrestre est constituée de roches cristallines. Elles ont été formées en profondeur et soumises à des pressions et températures élevées.

En Nouvelle Calédonie ces roches cristallines sont des péridotites.

L'action climatique altère ces péridotites dont les résidus se déplacent et se transforment.

En Nouvelle Calédonie ces résidus sont devenus notamment :

Par exemple :

  • .du fer et du chrome très visibles dans le sud sous forme de chrome de fer ou cuirasse ;
  • .du manganèse et du cobalt ;
  • .du nickel qui peut apparaître sous deux formes :

    • 1. La garniérite, minerai verdâtre de forme oxydée ;
    • 2. la latérite, poussière brune rougeâtre résultant d'une altération plus poussée ;

  • .de la silice ;
  • .des carbonates ;
  • etc…


B. ELEMENTS SIMPLIFIES DE GEOLOGIE

Manifestations les plus anciennes.

Les roches les plus anciennes observées en Nouvelle Calédonie sont notamment des roches métamorphiques, des schistes, de l'ère primaire dans les régions de Bourail (Boghen-Karagreu) ou Koné ( Ouango-Netchaot).

On voit aussi des roches basaltiques et des tufs qui appartiennent à la fin du primaire et au début du secondaire (trias inférieur) dans les régions de Canala, Bouloupari ou Moindou (Téremba-Moméa) .

On peut donner une idée de l'âge de ces roches en les évaluant entre 200 et 280 millions d'années.

Le secondaire

C'est une étape majeure dans l'émergence du socle de la Nouvelle Calédonie qui voit apparaître des éléments de base du relief futur. On peut signaler " l'accident de l'ouest calédonien " ou fracture et décrochement à la limite orientale des pénéplaines de l'ouest lors de mouvements tectoniques, très caractéristique du relief de cette région. Les " manifestations à charbon " et les manifestations d'un volcanisme puissant (basaltes ou sédiments) sont très apparents, autour de Moindou et Nouméa pour les premiers, dans tout l'ouest pour les seconds ( de Koumac à Bourail, de Bouloupari à Païta, à l'île Ouen etc…)

Pour fixer les idées on dira que cette période va de 200 à 60 millions d'années.

La plus grande partie du tertiaire

Dans cette phase, apparition d'une part, de variations de niveau impliquant des épisodes marins et d'autre part, des évolutions tectoniques majeures faisant encore évoluer les reliefs.

On constate ces modifications en étudiant les sédimentations et le résultat des érosions (bassins de l'ouest) mais aussi en voyant apparaître une formation géologique très importante dans le nord et le nord est appelée massif du Panié.

Au début du tertiaire, apparaissent les massifs de péridotites (grand massif du sud, de Houailou à Goro) et massifs du nord ouest (Kopéto, Koniambo, Thiébaghi etc…).

Il est possible que les gisements nickelifères se soient formés à cette époque là.

Des supports volcaniques permettent aux récifs de s'installer à l'emplacement des îles Loyauté ; cela est clairement établi à Maré où apparaissent des pointements basaltiques.

Cette période se situe, environ, entre 60 et 10 millions d'années .

La dernière période

Dans les dix derniers millions d'années on constate encore des variations de niveau de la mer en relation avec les périodes glaciaires et des mouvements de l'écorce terrestre liés à l'évolution des plaques et à des épisodes volcaniques.

Ils sont particulièrement établis dans le sud de la grande terre et l'île des Pins ainsi que dans les îles Loyauté, dont l'élévation donne peu à peu (fin du tertiaire), mais en plusieurs étapes, le niveau actuel.

C'est dans cette période terminale que se construit également le récif barrière (début du quaternaire).

Formes actuelles des reliefs

Les iles Loyauté et les autres iles

Les iles Loyauté ont le relief de leurs origines : des tables coralliennes successives surélevées ; chaque plateau étant presque parfaitement plat ; quelques belles falaises surplombant la mer (Dokin). Ouvéa se présente comme un atoll légèrement surélevé et fracturé.

Walpole, Fearn ou Hunter, Mathew présentent les mêmes caractères mais ne sont pas habitées et sont peu accessibles. Walpole, riche en phosphates a fait l'objet d'exploitation intensive au début du XXè siècle.

Les autres îles proches, au contraire, ont les mêmes caractères que la partie de la grande terre qui leur fait face : île des pins (qui est associée à des îles coralliennes), ouen, îles de la baie de Saint Vincent, archipel des Bélep ;
Les Surprises et les Chesterfield sont des îles coralliennes basses et désertes.

La Chaine centrale

On trouve deux paysages dominants: a) les hautes collines, plutot pelées et recouvertes de savanes à niaouli; b) les zones recouvertes de forêts, dans les vallées et sur les flancs arrosés.
Quelques parties affichent des roches calcaires déchiquetées et cahotiques.

Les massifs miniers

situés en altitude moyenne ils font apparaitre des dômes rougeâtres avec une végétation de maquis très caractéristique.

Les vallées

Elles sont nombreuses, peu larges, boisées ou en culture. C'est là que les populations se sont concentrées.

La plaine des lacs

Paysages lunaires, ocre rouge foncé, recouvert de chrome de fer, avec une végétation endémique qui fait le bonheur des naturalistes.

La côte est, étroite, bordée de montagnes abruptes, très verte, "tropicale", est très différente de la côte ouest, basse, sèche, collinaire, recouverte de maquis ou de savane.

C . CLIMATOLOGIE

Situation géographique :

Dans l'archipel calédonien, la commune la plus septentrionale qui est également la plus occidentale -Bélep- est située environ par 19° 40' Sud et 163° 45' Est.

La commune la plus au sud -Île des Pins- est située environ par 22° 30' Sud et 167° 30' Est.

Lorsque l'on sait que le tropique* du Capricorne se trouve par 23° 27' Sud, on constate que la Nouvelle Calédonie est à la limite sud de la zone intertropicale.

Entre les dépendances les plus à l'ouest -iles Chesterfield- et la dépendance la plus à l'est -ilot Hunter- la distance est proche de 1500 km.

Entre les dépendances les plus au nord -îles et récifs d'Entrecasteaux- et la dépendance la plus au sud -île des Pins- la distance est égale à 700 km environ.

Ces constatations ne sont pas sans intérêt lorsque l'on sait qu'elles servent à déterminer la zone économique des 200 milles sur laquelle un pays a des droits d'exploitation.

La Nouvelle Calédonie bénéficie d'un climat tropical océanique. On considère qu'il comporte les saisons suivantes :

15 Nov /15 avril : saison chaude ;

15 avril/15 mai : transition ;

15 mai/ 15 sept. : saison fraîche ;

15 sept./ 15 nov. : transition.

*tropique : ligne imaginaire, parallèle à l'équateur, qui marque la latitude la plus éloignée de l'équateur, où le soleil se trouve au zénith à midi.

Pluviométrie

On est toujours très surpris de constater les différences des précipitations, à la fois, d'une année sur l'autre et d'une côte à l'autre.

Les variations d'une année à l'autre sont très grandes puisque :

A Nouméa l'année la plus pluvieuse a enregistré 1933 mm et la moins pluvieuse seulement 510 mm.

A Yaté l'année la plus pluvieuse enregistre 5417 mm et la moins pluvieuse 1737 mm. On remarque que l'année la moins pluvieuse à Yaté se situe au voisinage de l'année la plus pluvieuse à Nouméa.

A Kaala-Gomen l'année la plus pluvieuse a enregistré 2063 mm et l'année la moins pluvieuse 448 mm.

La côte Est, côte au vent, est nettement plus arrosée que la côte ouest, côte sous le vent. C'est ainsi qu'en moyenne annuelle la pluviométrie observée ressort à : (en m/m)
Côte est :

  • Yaté : 3128
  • Canala : 1981
  • Hienghène : 2258
Côte ouest :

  • Nouméa : 1050
  • Païta : 771
  • Koné : 787

Les pluies enregistrées aux îles Loyauté se situent, en moyenne, à mi chemin des observations de la côte est et de la côte ouest.

Théoriquement, le mois de novembre est le plus sec, mais là encore les variations sont importantes. " Dans la région de Nouméa la période la plus sèche s'étend de septembre à décembre ". La transition avril/mai est également moins pluvieuse.

Températures

Les températures moyennes annuelles varient entre 22° et 24° sur l'ensemble de la Nouvelle Calédonie. Selon les lieux, les moyennes des minimums vont de 16° à 23° et les moyennes des maximums de 25° à 29°.

A titre exceptionnel, on a enregistré 4°2 à La Foa le 29 juillet 1968 et 3°2 à Maré le 12 aout 1974.

A Nouméa la température la plus basse enregistrée est de 13°2.

Le nord de la côte ouest enregistre les épisodes de chaleur (+30°) les plus fréquents.

Les vents

La Nouvelle Calédonie est située dans une zone où soufflent les alizés de sud-est.

Prédominent les vents d'un large secteur compris entre est-nord-est et sud-est. A Nouméa, cette prédominance atteint 218 jours par an. Cette prédominance est bien moindre ailleurs où l'influence des chaines et massifs montagneux est importante. La vitesse de ces vents dominants se situe généralement entre 15 et 25 kmh.

Des vents d'ouest sont aussi observés. Ils sont plus fréquents dans la région de Nouméa qu'ailleurs . Des " coups d'ouest " peuvent être forts ou très forts et sont parfois dangereux.

Des vents cycloniques ne sont pas rares ( jusqu'à 5 ou 6 fois certaines années); leur trajectoire est tout à fait aléatoire et les forces des vents atteignent parfois (voire dépassent) 160 kmh.

L'insolation

" A Nouméa l'insolation moyenne se situe à 2564 heures et à Koumac à 2632 heures ; à Lifou (Ouanaham) 2407 heures. Ces valeurs représentent entre 54% et 59% du maximum possible. "
Les jours d'insolation nulle sont très peu nombreux.

Hydrologie

La topographie et le climat de la Nouvelle Calédonie ont évidemment une influence primordiale sur le réseau hydrographique.

La chaîne centrale qui partage la grande terre, ne permet théoriquement, pour une largeur maximum de 60 km environ, que des cours d'eau d'une longueur moyenne d'une trentaine de km.

Les vallées les plus importantes, qui séquencent cette chaîne, sont parcourues par un réseau très dense de cascades, torrents et rivières. La longueur des rivières est toujours modeste.

Les bassins versants sont le plus souvent étriqués et les pentes importantes. Donc, les épisodes très pluvieux conduisent à des crues violentes et d'assez courte durée.

La côte au vent (est) étant la plus arrosée, on y trouve les rivières avec les débits les plus importants. Sur la côte sous le vent, plus sèche, la plaine littorale plus large, donne des profils caractéristiques avec delta et mangrove ; les écoulements y sont un peu plus lents et les crues y durent un peu plus longtemps.(Néra).

Le Diahot est un cas particulier pour deux raisons : il coule dans le sens longitudinal contrairement à tous les autres cours d'eau ; il est le seul à mesurer près de 100 km.

Voici quelques indications chiffrées :

Superficies des bassins versants:

  • -Yaté : 436 km2 ;
  • -Tontouta : 380 km2 ;
  • -Houailou : 340 km2 ;
  • -Ouaième : 324 km2 ;
  • -Diahot : 292 km2 ;
  • -Tiwaka : 326 km2.

Moyenne des débits : en M3 par seconde

............ Etiage moyen .......... crue moyenne

Yaté...............15 m3 .................... 68

Tontouta.......... 5 ......................... 38

Diahot............. 3........................... 18

Ouaième...........5...........................48

Tiwaka..............6..........................40

Les îles Loyauté ne comportent pas de cours d'eau. Leur caractéristique hydraulique est une nappe lenticulaire d'eau douce située à un profondeur moyenne d'environ 30 à 50 m en relation avec la mer par capillarité du sous sol calcaire.

L'équilibre se réalise grâce à la différence de densité entre les eaux douce et salée, qui permet à l'eau douce de " surnager ".

Mais cette lentille d'eau douce est très fragile et un soin particulier doit s'appliquer à la gestion des pollutions .

TYPES DE VEGETATION

La végétation endémique de la Nouvelle Calédonie est particulièrement riche et variée. On compte environ 3000 espèces dont les ¾ sont endémiques. L'isolement et les caractéristiques géologiques et climatiques de l'île expliquent principalement cette originalité. Une telle richesse justifie un ouvrage complet à elle seule.

La végétation originelle est attaquée par divers facteurs : action humaine ( mines, pâturages, cultures), feux naturels ou volontaires, variations climatiques, conséquences de l'érosion etc.

Le Centre Technique Forestier Tropical estime, en 1974, que la végétation d'origine ne recouvre plus que 49% du territoire néo-calédonien.

Les différents types de végétation originelle.

1) les zones marécageuses

La mangrove est plus développée sur la côte ouest mais elle est présente ailleurs également. L'espèce la plus symbolique est le palétuvier aux racines en échasses si caractéristiques, et au feuillage brillant ; mais plusieurs autres espèces se sont adaptées et apparaissent parfois dans ces zones. En s'éloignant de la mer les espèces sont plus variées et plus mélangées.

Les zones marécageuses de plateau ou de la plaine des lacs sont recouvertes de plantes herbacées très caractéristiques et souvent très denses desquelles émergent quelques rares arbustes torturés.

Dans certaines habitats inondés d'eau douce ou dans des milieux temporairement inondés, des petits massifs forestiers se sont développés . Des niaoulis à fort développement y figurent en bonne place.

2) La forêt sèche

Forêt très originale qui a beaucoup souffert de l'action de l'homme en général et des feux en particulier. Elle n'existe plus que sur des zones littorales d'altitude ne dépassant pas 300 mètres. Les localisations actuelles sont de petite dimension. Les plus belles sont sans doute celles de "Plaine des gaïacs", Népoui, Gatope et de quelques îlots du nord.

Cette forêt peu dense est composée principalement d'espèces endémiques sempervirentes (toujours vertes) et sclérophylles ( feuillage dur et vernissé).

3) Les maquis

Ils sont de plusieurs sortes selon la nature du sol ; on les rencontre du niveau de la mer jusqu'à 1200 mètres environ.

Les espèces sont essentiellement sempervirentes et sclérophylles et assez basses ou naines.

Ces maquis sont caractéristiques des terrains miniers et présentent selon les zones des caractéristiques différentes :

  • - feuilles gaufrées ou veloutées ;
  • - troncs torturés, déformés par le vent ;
  • - aspects de bambous ou roseaux, lianes diverses ;
  • - densités très variables ;
  • - buissons épineux.

Le niveau herbacé est peu dense et peu développé ce qui permet de mieux résister au feu. Les racines et les feuilles sont adaptées au milieu. On y trouve de nombreuses variétés d'orchidées.

Ces maquis se sont développés dans l'ensemble du grand massif du sud jusqu'à Houailou et sur les grands massifs péridotidiques de la côte ouest ( Kopéto, Koniambo, Ouazengo etc..) et dans de larges zones du nord. Certains sites de la plaine des lacs sont particulièrement originaux et attrayants.

4) Les forêts humides

Elles comportent trois formes principales :

La forêt humide des iles

Sur les calcaires coralliens surélevés, cassés, effondrés, cette forêt dense comporte un niveau d'une vingtaine de mètres, une strate moyenne de 3 à 10 mètres d'espèces souvent grêles et peu développées et enfin un niveau de fougères, mousses et épiphytes diverses.

C'est cette forêt qui a fourni le santal. A l'ile des Pins on y exploite le kohu. Par endroits, elle a été détruite pour permettre les cultures ou les habitats, notamment à Maré. Elle demeure d'exploitation difficile en raison du sol accidenté.

Sur la Grande Terre la forêt humide d'altitude moyenne :

Située entre 300 et 1000 mètres environ c'est une très belle forêt dense et sempervirente où l'on trouve les essences exploitées économiquement, [ kaori, (agathis) ; hêtre (kermadecia, macadamia) ; houp (montrouziera cauliflora) ; acacia (albizia) ].

Certains géants sont vraiment superbes.

Mais on trouve aussi de nombreux araucarias (pins colonaires) et de très belles fougères arborescentes ainsi que de nombreuses variétés de palmiers.

On y rencontre peu d'herbes mais de nombreuses lianes, orchidées, pandanus, fougères richement représentées etc…

Cette forêt humide est répartie sur toute la chaine centrale et notamment, dans les grands massifs du sud, du centre et du nord est. Le public y a accès par les grandes transversales et les voies pénétrantes ou le parc de la Rivière bleue et celui des Grandes Fougères, notamment.

La forêt humide d'altitude

Située au delà de 1000 mètres elle bénéficie d'une pluviométrie très abondante (3500 à 4000 m/m par an ) ; forêt très dense souvent envahie par les nuages et les brouillards, la hauteur des arbres se limite à 5 à 8 m environ. Les arbres sont tortueux et recouverts de mousses, lichens et épiphytes divers.

Les plantes basses ont l'apparence de manchons ou lilyacées, lianes ou roseaux.

On y trouve aussi de nombreuses espèces endémiques et d'aspect original. Le froid et la nature du sol rendent ces habitats très sélectifs.

Cette forêt se limite principalement aux sommets les plus élevés : Humboldt, Kouakoué, dans le sud ; Maoya près de Poya ; Mont Panié dans le nord. Les nombreux autres sites sont nettement plus restreints.

5) Les savanes

Paysages très caractéristiques de la Nouvelle Calédonie, on les trouve principalement sur l'ensemble de la côte Ouest, mais dans le centre et dans le nord elles ont très largement débordé sur la montagne moyenne de la chaine et sur certaines zones de la côte est ; souvent, dans ces deux derniers cas, elle compose des damiers avec des inclusions forestières.

Au plus près du sol, elle est constituée de graminées denses qui brûlent très souvent et qui servent de pâturage naturel assez pauvre. Au premier niveau supérieur, on trouve parfois des buissons peu denses avec épineux et quelques lianes (lantanas, goyaviers, cassis, mimosas, sensitive) ; enfin au niveau le plus élevé, une présence permanente de niaoulis parfois peu denses et occasionnellement des ilots de gaïacs.

Le niaouli (melaleuca qinquinervia) est favorisé par le feu auquel il résiste bien grâce à son écorce en couches minces, à ses racines superficielles qui font des rejets et à ses graines très nombreuses qui germent très rapidement après le feu. Par contre le long des cours d'eau il cède souvent la place au filao. (bois de fer).

Quelques zones qui ont été surpâturées ou brûlées trop souvent ont développé des fourrés très denses et peu élevés, d'espèces variées parsemées de fougères ou d'épineux .

La savane ne se rencontre pas sur le grand massif du sud et disparaît vers 600 mètres d'altitude.

L'araucaria: famille très répandue dans l'hémisphère sud, Chili, Australie, Nouvelle Zélande. Bois dur, résine abondante, peut atteindre 45 m, voire 60 m. De la même famille que le kaori (agathis). L'araucaria columnaris (pin colonnaire) est endémique à la Nouvelle Calédonie.

Le santal : (santalum austro-caledonicum) ; c'est un arbre de petite taille, au port en boule ; les feuilles sont petites ; les fruits sont petits, ronds, d'un vert blanchâtre clair devenant noir en séchant. Le cœur du bois et les racines sont utilisés en parfumerie. On ne le trouve que dans le sud de la grande terre et aux îles.

LA FAUNE

A l'arrivée des européens, il n'y a en Nouvelle Calédonie que très peu de mammifères : la roussette, quelques chauves-souris et des rongeurs, rats et souris.

Sur ce plan, une extrême pauvreté qui est contrebalancée par une plus grande richesse de la faune aviaire (une vingtaine d'espèces endémiques) et surtout marine.

Chez les oiseaux on citera :

- le très célèbre cagou, emblème de la Nouvelle Calédonie (Rhynochetos jubatus), espèce protégée mais encore visible notamment au parc de la Rivière Bleue.

- La perruche huppée d'Ouvéa, (Eunymphicus cornutus uveaensis) espèce également très protégée, dont il ne reste qu'un petit nombre d'exemplaires.

- Le notou et de nombreux autres pigeons.

La faune marine est d'une grande diversité et la Nouvelle Calédonie est renommée pour ses récifs de corail et ses fonds marins où l'on voit les animaux marins les plus nombreux et les plus originaux.

Plusieurs zones de récifs ont été classées au patrimoine de l'Unesco en 2008.

Vous pourrez avoir une vue complète de tous ces aspects avec notre CD-ROM "Lagons de Nouvelle Calédonie".


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